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École supérieure d’études internationales

Lundi 31 octobre 2016 de 8 h 45 à 17 h

L'eau, enjeu de pouvoirs, objet de tensions - Colloque du CQEG

Lieu : Salle 1317, Pavillon Palasis-Prince, Université Laval

Ce colloque est organisé par le Conseil québécois d'études géopolitiques (CQEG)


L'entrée est libre, mais l'inscription est requise =>

Synopsis : Guerres de l'eau, rareté de l'eau, gestion de l'eau : qu'il s'agisse de l'eau potable, agricole, urbaine ou destinée à un usage industriel ou de loisir, l'eau est devenue l'objet de vives convoitises et de débats tendus quant aux modalités de son partage et de sa distribution, entre États mais aussi au sein même de ceux-ci, entre les différents groupes d’usagers, villes, industries, secteur agricole environnementalistes. La question, d’abord de l’accès à l’eau considérée comme une ressource essentielle, puis du partage de l’eau pour les autres usages; de la gestion des risques, et enfin surtout de la conflictualité qui émergerait d’un partage de plus en plus difficile, a pris le devant de la scène des débats à son sujet.

Qu’il s’agisse d’eau potable, agricole ou d’usage industriel, l’eau est devenue un véritable objet de convoitise et elle alimente les débats lorsqu’il est question de sa distribution et de son partage. Faut-il prêter attention aux prédictions alarmistes de certains analystes, qui annoncent la multiplication des crises et des conflits, parfois violents, dans de nombreuses régions du globe, a fortiori dans un contexte de changements climatiques? La crise actuelle est bien plus qu’une question de rareté, relative. Elle est une crise de répartition, de distribution de cette eau, et des choix relatifs à l’usage de cette eau.

L’eau est par ailleurs intimement liée au territoire : elle est mobilisée pour mettre en valeur celui-ci (agriculture, énergie, transport, industrie), mais s’écoule à travers celui-ci. Ressource mobile qui traverse les frontières, elle n’en est pas moins perçue par nombre de gouvernements comme une caractéristique de leur propre territoire et comme un levier économique fondamental. Cette double identité, mobile mais liée au territoire, rend la dimension géopolitique de son partage particulièrement prégnante.

La gestion de la demande de l’eau reflète des choix socioculturels ou politiques en plus d’être orientée par des considérations d’ordre économique : son étude implique la prise en compte de cette importante dimension sociétale. Dans quelle mesure la mise en place d’institutions de gestion et de coopération pourraient-elles se révéler une solution efficace pour gérer des demandes parfois conflictuelles ? Car l’eau, tout autant qu’un facteur de tension, peut être un puissant levier de coopération et de promotion du développement : c’est pourquoi des exemples de coopération, de résolution de litiges sont importants à étudier également.

PROGRAMMATION

Matinée

Éric Mottet (UQAM). « La politique hydroélectrique du Laos marque-t-elle la fin de la Commission du Mékong et des ambitions de coopération régionale? ».

Olga Alexeeva (UQAM). « La diplomatie du Mékong de la République populaire de Chine : le mythe de l'énergie hydroélectrique durable? ».

Pause

Frédéric Lasserre (Université Laval) et Yenny Vega Cardenas (Université de Montréal). « Les conséquences de l’entrée en vigueur de la Convention de New York de 1997 ».

Yenny Vega Cardenas (Université de Montréal). « L’arbitrage international dans le domaine de l’eau ».

Frédéric Julien, (BAPE) : « Le refus du Canada d’exporter de l’eau en vrac vers les États-Unis: une analyse discursive ».

Dîner

Luzma Nava Jimenez (IIASA, chercheure post-doctorale). « Que souhaitent les parties prenantes? Élaboration des politiques pour la région transfrontalière du Paso del Norte? ».

Alexandre Brun (Université de Montpellier 3). « La question de la relocalisation des enjeux face aux changements climatiques face à la difficile compatibilité de la planification territoriale et de la délocalisation des risques ».

Thierry Rieu et Sophie Richard (AgroParisTech) : « Gouvernance multi-niveaux et partage d'une ressource en eau rare et historiquement disputée: la rivière Durance en Provence (France) ».

 

Pause

Sylvie Paquerot (Université d’Ottawa). À confirmer.

Inès Singhe (Université Laval) : « L’état de la collaboration au sein de la Commission de Bassin du Lac Tchad (CBLT) ».

Conférence d’honneur : (à confirmer).

 

Information et inscription : cqeg@hei.ulaval.ca

Crédit photo Llewella Malléfant, Université Paul Valéry Montpellier 3, 2016

 

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