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École supérieure d’études internationales

Jeudi 2 octobre 2014 de 11 h 30 à 12 h 30

Table ronde du CEI - Élections présidentielles brésiliennes : la fin d'une ère ?

Lieu : Salle 3244, Pavillon Charles-De Koninck, Université Laval

Activité organisée par le Centre d’études interaméricaines (CEI) et la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires

Table-ronde présidée par François Gélineau, directeur du CEI

 

Conférenciers invités :

  • Philippe Faucher, professeur à l’Université de Montréal
  • Françoise Montambeault, professeure à l’Université de Montréal
  • Mathieu Turgeon, professeur à l’Université de Brasilia

 

Philippe Faucher est chercheur associé du CÉRIUM et membre du Réseau économie internationale (REI). Il est également l’ancien directeur du département de science politique de l’Université de Montréal (2005-2009). Ses enseignements portent sur les questions de politiques économiques et de mondialisation. Philippe Faucher est un expert des grandes organisations économiques internationales telles que l’OMC, la Banque Mondiale, le FMI et le G8. En plus des questions de politiques économiques internationales, il s’intéresse de près aux régimes politiques de l’Amérique latine et tout particulièrement à celui du Brésil. Ses recherches actuelles portent sur les institutions politiques en lien avec les processus de développement, sur les politiques macro-économiques des pays émergents et sur la rente pétrolière comme facteur d’instabilité économique et politique.

Titre de la présentation : Les échecs du modèle brésilien de développement

Après une embellie qui a culminé en 2010 avec une croissance du PIB de 7,5%, l'économie brésilienne connait un fort ralentissement (1% de croissance prévu pour 2014). Celui-ci est révélateur de l'épuisement des institutions régulatrices et de l'incapacité des gouvernements à appliquer les réformes indispensables. Le Brésil illustre les rigidités des politiques interventionnistes, les manipulations des marchés qu'elles entraînent, le chantage permanent des investisseurs et des banques, de même que les résistances que les privilégiés opposent à toute tentative de distribution de la richesse.

 

Après avoir obtenu son doctorat de l’Université McGill (2009), et effectué un stage postdoctoral au Watson Institute for International Studies de Brown University (Providence, RI), Françoise Montambeault a rejoint le département de science politique comme professeure adjointe en 2011. Ses recherches s’inscrivent dans le champ de la politique comparée. Elles portent sur les processus de démocratisation et la construction de la citoyenneté, et plus particulièrement sur la démocratie participative en Amérique latine. Ses travaux récents montrent notamment l’importance de la nature des institutions participatives pour le développement démocratique, mais aussi celle des acteurs politiques et sociaux qui s’y activent et y entrent en relation, de leurs stratégies et de leurs interactions.

Titre de la présentation :«Désolés du dérangement, nous sommes en train de changer le pays»… : l’élection de la réforme politique au Brésil?

En juin 2013, un mouvement de protestation sociale important a secoué les grandes villes du Brésil. “Vem pra rua”, disait le slogan des mouvements sociaux: venez dans la rue. Au delà de la question de la hausse du coût des transports en commun et de la tenue contestée des grands événements sportifs, des milliers de Brésiliens des classes populaires et moyennes se sont mobilisés et sont sortis dans les rues pour dénoncer la corruption, le manque de transparence, la piètre qualité des services publics et les dysfonctions des institutions démocratiques brésiliennes.

Que reste-t-il de ces mobilisations et, surtout, de ces revendications des mouvement sociaux brésiliens? Comment le mouvement de juin 2013 se répercute-t-il dans les enjeux de la campagne électorale en cours? Dans la foulée des manifestations, la Présidente Dilma Rousseff proposera, à la fin juin 2013, une série de cinq recommandations pour une réforme politique, une demande de longue date au Brésil. qui resteront sur la glace jusqu’ici. Or, dans le contexte de l’année pré-électorale, les démarches concrètes en ce sens sont demeurées discrètes. Pour les mouvements sociaux, l’un des enjeux de l’élection de 2014 est donc de ramener sur la table la question de la réforme politique et, notamment, sur la manière d’y réfléchir et de la mettre en œuvre.

 

Mathieu Turgeon est professeur à l’Institut de Science Politique de l’Université de Brasilia. Ses recherches portent sur le comportement politique dont l’opinion publique et le comportement électoral dans une perspective comparée. Plus récemment, Mathieu Turgeon s’intéresse à l’étude des opinions sur les enjeux dits sociales sensibles comme les politiques d’action affirmative au Brésil.

 

 

Titre de la présentation : L’Élection présidentielle brésilienne de 2014 : un dur test pour le Parti des Travailleurs (PT)

Après une deuxième réélection en 2010, la candidate du Parti des Travailleurs (PT), l’actuelle présidente Dilma Rousseff, a connu un mandat plutôt turbulent, surtout depuis la vague de manifestations en juin 2013. Il y a de la grogne dans l’air et cela se fait ressentir dans les études d’opinion publique où plusieurs Brésiliens se disent insatisfaits avec ce troisième gouvernement consécutif du PT. Les raisons de cette insatisfaction sont nombreuses comme l’insuffisance des politiques publiques en santé, en éducation et en transport urbain, l’éclosion de scandales de corruption et une économie plutôt stagnante depuis 2011. Mais il y aussi de bonnes nouvelles comme la réduction continue des inégalités, le contrôle relativement stable de l’inflation et le maintient d’un taux de chômage bas. L’élection présidentielle présente aussi deux concurrents bien préparés pour luter contre la candidate du PT, Dilma Rousseff. Il ne fait aucun doute aujourd’hui qu’il sera nécessaire d’un second tour pour élire le prochain président brésilien, et plus probablement, encore une présidente.

Un léger lunch sera servi

Information : gabriel.coulombe@hei.ulaval.ca
418 656-2132, poste 6538
www.cei.ulaval.ca

 

 

 

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